Mémoire « jeûne et ostéo »


Sur cette page vous pourrez télécharger mon mémoire de fin d’études intitulé :

JEÛNE ET OSTÉOPATHIE

  Interactions et perspectives  


RÉSUMÉ

L’ostéopathie et la naturopathie (dont le jeûne est une technique phare) sont fort proches quant à leur vision holistique de l’Homme, ainsi qu’à leur manière d’envisager la maladie et ses circonstances d’apparition. Elles sont proches également dans la façon d’entrevoir le traitement et la prévention qui en découle.

Les facteurs de toxémie sont nombreux (pollution, alimentation inadaptée, stress…) et leurs conséquences pathologiques indéniables. Le jeûne par son effet détoxinant, et par le rééquilibrage de nombreuses valeurs physiologiques permet de se rapprocher d’une homéostasie* optimale. L’ostéopathie, par son travail sur les viscères, permet l’optimisation de l’efficience des émonctoires** ainsi que l’harmonisation mécanique et fluidique. Par la combinaison des deux, une optimisation des effets de l’une et l’autre technique est envisageable.

Cette vision ouvre la voie à une pratique conjointe ostéopathe-naturopathe encore trop peu développée. L’ostéopathe n’a que trop peu souvent l’occasion de s’attarder sur l’alimentation, ses erreurs et les moyens de les corriger. Ce mémoire tente de démontrer l’intérêt d’une telle approche, et en profite pour faire découvrir au monde ostéopathique la richesse de cette thérapeutique.

* Homéostasie : c’est le maintien à un équilibre constant des différentes constantes physiologiques (température, composition du sang…)

** Émonctoire : organe permettant l’évacuation des déchets organiques (peau et muqueuses, poumon, foie, intestins, reins…)


ATTENTION

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Quelques explications sur le jeûne

Définition

Le jeûne thérapeutique ou diététique est le fait de s’abstenir volontairement de toute nourriture à l’exception de l’eau pendant une période donnée.

Le jeûne est très différent des cures et monodiètes par les mécanismes physiologiques mis en place. Il l’est également de la grève de la faim ou de l’anorexie, par les conditions du vécu psychologique, le but, et les apports alimentaires résiduels souvent déséquilibrés.

Histoire

Le jeûne est présent dans toutes les cultures traditionnelles, souvent lié à la religion, il est le moment de l’année consacré à la purification du corps et de l’esprit (Carême, Ramadan, Yom Kippour, et aussi dans l’Hindouisme, le Bouddhisme…). De grands penseurs l’utilisaient comme moyen d’aiguiser leur réflexion (Socrate, Platon, Pythagore, St Thomas d’Aquin pratiquaient régulièrement des jeûnes de dix à quarante jours).

Hippocrate, déjà, le prescrivait à ses patients, et il disait : « Quand le corps est chargé d’humeur, faites-lui supporter la faim, parce que le jeûne purifie le corps ».

Au XIXème siècle le jeûne thérapeutique est redécouvert par l’occident : Herbert M. Shelton, un hygiéniste américain et le Dr Otto Buchinger, médecin allemand notamment.

Principes

L’organisme profite d’être dispensé de l’effort digestif pour retourner vers lui l’énergie disponible. Il va alors, pour sa survie, puiser dans ses réserves, en commençant pas les réserves les moins précieuses : glycogène hépatique (sorte de sucre), graisses stockées dans les cellules adipeuses (mais aussi dans les muscles et autour des organes), et protéines à partir de la paroi intestinale et des muscles. Ce faisant, il met en route les émonctoires qui sont les organes dévolus au nettoyage de l’organisme (foie, poumons, reins, intestins, peau et muqueuses). L’organisme, en mobilisant ses réserves, va évacuer les déchets accumulés par les excès ou les erreurs alimentaires, les stress, la pollution… Il en profite pour lyser des structures inutiles, voire réparer d’anciennes lésions.

Effets

  • Limite l’entrée de toxines et augmente leur évacuation (régulation flore intestinale, diminution de la perméabilité de la muqueuse intestinale, stimulation émonctoires)

  • Active la restauration tissulaire (cicatrisation, division cellulaire…)

  • Alcalinise le terrain et abaisse les facteurs de l’inflammation

  • Stimule les défenses immunitaires (synthèse d’anticorps…)

  • Abaisse les facteurs de risques cardio-vasculaires (perte de graisse, régulation de la glycémie, triglycérides, cholestérol, tension artérielle et drainage des excès d’eau et de sel)

  • Limite le risque de cancer (acidose, absence de glucose sanguin, autolyse).

En pratique

Le jeûne est tout à fait réalisable chez soi pour un jeûne court. La difficulté étant de se couper des soucis du quotidien et du regard réprobateur de l’entourage. La reprise est le passage le plus délicat, il y a des règles à respecter si on ne veut pas gâcher les résultats souvent impressionnants obtenus. D’où l’intérêt, au début, de la pratique en groupe dans un centre spécialisé en l’alliant à la pratique de la randonnée.

Voir la Fédération Française de Jeûne et Randonnée : www.ffjr.com

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